Non. Je ne serai pas ce que tu crois.

« ANECDOTE.s » : Un jour je marchais dans la rue et un mec en voiture s’est arrêté pour me demander d’aller me coiffer, je crois que mon afro ne lui plaisait pas/ un jour je marchais dans la rue et des gens se sont demandés si j’étais une fille ou un garçon/ Un jour j’ai porté un short et on m’a dit que je n’étais pas respectable/ Plusieurs fois, on a pensé que je n’étais pas assez intelligente ou compétente parce que j’étais une femme/ Un jour on m’a hurlé dans la rue que j’avais le cancer alors que je portais mon foulard en wax préféré/ Des jours comme ça il y en a eu beaucoup, beaucoup trop. 

Je sais que je ne suis pas seule et j’ai l’espoir que cet article en ce jour si spécial saura t’animer. 
Je sais que je ne suis pas seule face à la remise en question de mon humanité parce que j’ai un pubis. 
Je sais que je ne suis pas seule face à la remise en question de mon identité culturelle parce que j’ai osé exprimer qui j’étais réellement. 
Je sais que je ne suis pas seule face aux nombreuses agressions sexuelles et viols que beaucoup ont connu sur cette île. 
Je sais que je ne suis pas seule à trouver la force et le courage d’écrire aujourd’hui ! 

C’est un jour de célébration de nombreux accomplissements des femmes à travers le monde et de la femme dans son humanité ! 

Sauf que dans la rue que j’arpente chaque jour, je sais que nous sommes encore bien nombreuses à ne pas vivre notre vérité. Et elles sont nombreuses ! Certaines sont plus fantasques que d’autres, et alors !

Je sais que je ne suis pas seule à avoir rêvé de voyager et apprendre plusieurs langues.
Je sais que je ne suis pas seule à avoir envie de vivre une vie passionnante et riche.
Je sais que je ne suis pas seule à avoir envie d’offrir la totalité de mon être à la vie. 
Je sais que je ne suis pas seule à faire face à mes doutes les plus profonds et dire encore « oui, je vais essayer » 
Je sais que je ne suis pas seule à imaginer un monde meilleur pour nous et que nous avons la responsabilité de le construire chaque jour. 

Je sais et j’ai aussi conscience que ce n’est pas chose facile surtout lorsque l’on vit dans des espaces où le conformisme est à la mode. Je n’appelle pas à se différencier, mais à oser vivre pleinement ce que l’on est, montrer ce truc bizarre qui gêne autant et qui fera que tu seras unique et apportera ta pierre à la grande photo de l’histoire des femmes. 

Pour t’aider, souviens-toi des femmes de ta vie, accroche-toi à celle que tu admires, car elles ont ouvert un chemin bien plus grand que celui qu’elles avaient à leur époque uniquement pour toi. 

Respire. Tout va bien se passer. Tu as ta partition à jouer et joue-là avec toute la force et l’amour dont tu possèdes ! 

Alors, si tu es mahoraise, je t’en prie porte-moi cet afro like a queen si c’est ainsi que tu te sens toi ! Si c’est en Salouva que tu exprimes la meilleure partie de toi-même, vas-y ! Au passage, n’oublie surtout pas qui tu es. N’oublie pas d’être solidaire avec tes consoeurs, vous serez plus puissantes à plusieurs, elles en auront besoin et toi aussi dans les moments d’obscurité ! 

Je souhaite aux femmes de mon île et à travers le monde entier une belle journée internationale de la femme ! 

WITH LOVE 

D.H 

Quand le « self-love » change ta vie !

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Combien d’entre nous n’ont jamais pensé que nous étions nul.lle, que nous n’étions pas assez bien pour faire certaines choses, que nous étions pas assez mince pour être en maillot de bain et apprécier le plaisir d’être à la plage ? Beaucoup trop à mon goût ! Et j’étais de ces personnes !

Oser, c’est parfois un acte de survie, mais il peut également être une marque d’amour que l’on s’apporte à soi-même. Il s’agit d’un acte, d’une décision que l’on pose pour vivre cet amour qui nous manque parfois. Et tu sais quoi ? tu peux te le donner ! Ce n’est pas interdit !

Le self-love c’est quoi et comment je l’ai découvert ?

Le self-love est un mot anglais qui veut tout simplement dire « amour de soi ». J’aime beaucoup les définitions, mais étant une meuf plutôt réelle, je préfère savoir par l’expérience directe.

Alors, moi aussi j’entendais parler de self-love de façon théorique, mais dans la pratique ça donnait quoi ?

Bah, je l’ai compris le jour où j’ai réussi à m’asseoir sur une plage en étant complètement en paix avec ce que j’étais : mon corps, mon âme et mon esprit. C’est à ce moment que le self-love commence.

En fonction de son conditionnement culturel, on peut avoir plus ou moins de difficulté à assumer des choses positives et négatives à notre sujet. Par exemple, je suis une personne très extravertie, curieuse et j’adore vivre de nouvelles expériences. Sauf que, je suis une fille et dans mon conditionnement culturel (malgache et mahorais), c’est un peu compliqué d’avoir ces traits de caractère. Il est généralement attendu qu’une fille soit moins exubérante ou prenne moins de place.

C’est problématique…je sais. Bon comment on fait dans ce cas là ?

Ben on se cache plus ! De toute façon, ça vous demandera beaucoup trop d’énergie de vouloir être une chose que vous n’êtes pas. En tout cas pour ma part c’était suffocant au bout d’un moment. C’est pourquoi un jour j’ai voyagé ! C’est là que la libération et le chemin de l’acceptation ont commencé.

Ok DJEMS, mais tu ne nous dit toujours pas comment ça se passe dans la réalité ?

D’après mon expérience et tu feras la tienne, je te le souhaite. Il suffit d' »être », mais dans un monde qui ne l’apprend pas, comment faire ?

Tu vas devoir apprendre à faire une chose essentielle: t’écouter sans juger. Il y a 5 ans, si j’avais jugé ma voix qui me disait que j’allais arrêter de manger de la viande et vivre selon mes propres termes, je ne serai jamais ici à écrire cet article.

Cela a été un travail de confiance en soi de très longue haleine et la force de ne pas se laisser happer par le bruit des autres. La réalité est que les personnes qui nous entourent nous parlerons toujours depuis un espace où ils imaginent ce que nous sommes ou devons être. Et c’est normal, car nous ne montrons que cette part qu’ils veulent pour être aimé.

Sauf que ça ne sera jamais assez si cela ne part pas de nous. Surtout s’il s’agit d’obtenir des relations et rapports sincères avec les autres. Attention, la sincérité et l’honnêteté implique également d’avoir des personne qui risqueront de ne pas être d’accord avec ce que vous êtes, souvent cela s’opère sur une base totalement irrationnelle et il faudra y être préparé.e également.

Les tips pour un chemin vers le self-love

Je ne crois pas qu’il y a vraiment une recette magique, mais c’est un chemin propre à chacun et cela dure tout au long d’une vie. Cependant, il s’agit d’apprendre à rester à l’écoute de ses vrais besoins et non ceux que les autres attendent de nous, car ils peuvent être nombreux !

Pour démarrer voici ce que tu peux déjà faire :

  • Chaque jour, apprend à apprécier une chose que tu as fait pour quelqu’un, quelque chose que tu as réalisé ou tu peux tout simplement être reconnaissant.te pour la journée
  • Pratique autant que tu le peux la méditation. Attention, la méditation n’est pas toujours une personne assise en paix. La médiation est une activité que l’on pratique et qui nous amène à être totalement dans le moment présent. Cela peut être une marche en forêt, danser, dessiner ou autre, c’est à toi de savoir ce qui te convient !
  • Pratique l’art du toucher. S’aimer implique souvent d’être bien dans son corps, il ne s’agit pas qu’une question de poids, mais de ressenti. Pour cela, les câlins d’un être que tu aimes aimes (animaux compris), un massage ou même un auto-massage sont les bienvenus. Et tu peux aussi en donner ! 🙂
  • Mange de la nourriture qui te convient ! Oui, c’est important. Je ne dis pas que tout le monde doit être végétarien, mais reste à l’écoute de ce qui fait du bien à ton corps. Parfois j’ai des grosses envies de salade et bizarrement c’est parce que je n’ai pas mangé de façon très fraîche ces derniers jours ! Comme par hasard 🙂 Enfin, ce que je veux dire, c’est de ne pas forcément se mettre la pression, mais surtout pense à ton corps et à ce qu’il veut vraiment. Chocolat compris 🙂
  • Entoure-toi de personnes qui t’apprécient vraiment pour ce que tu es et qui saura apprécier le bienfait de ta compagnie dans son entourage également !
  • Celui-ci est le plus important, prends le temps de t’apprécier et de t’aimer. Regarde tes cheveux, tes yeux, tes vergetures si tu en as et d’autres parties que tu n’oses pas montrer et exprime l’appréciation profonde pour ton corps. Tu n’en as qu’un pour cette vie, il est à toi, il va te permettre d’accomplir les choses les plus justes pour toi !

Le mot de la fin

J’espère que cet article va te permettre de t’aimer un peu plus chaque jour, je sais que c’est difficile parfois d’éteindre cette voix négative à l’intérieur de nous qui nous empêche d’être, mais souviens-toi que ces voix négatives ne t’appartiennent pas. Elles sont souvent le résultat de tout ce que les gens ont pensé de toi par le passé ou la somme d’expériences négatives. Aujourd’hui et demain sont encore des opportunités de changer en commençant par te célébrer maintenant !

AVEC BEAUCOUP D’AMOUR ❤

D.H

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Les 5 chansons qui m’ont marqué ces derniers mois

Je pense que vous le savez maintenant, J’ADORE LA MUSIQUE !

En vrai, je n’ai jamais vraiment eu de style, parce que je ne me suis jamais vraiment posée la question et j’ai toujours eu du mal à comprendre les puristes… Ouais, vous voyez ces personnes en soirée qui vous racontent l’histoire du blues depuis sa création, ses origines… BLA BLA BLA ! Et souvent cette personne est plutôt attirant avec un côté cool que j’aime bien… bon j’arrête de vous raconter n’importe quoi, j’ai un chéri en plus, il me tuerait 😉

Enfin, toute cette digression pour dire que pendant très longtemps, je culpabilisais beaucoup de ne pas savoir quel genre de musique j’aimais et ajoute à cela une grosse dose de timidité. J’étais tétanisée à l’idée de parler de la musique que j’aimais !

POURQUOI ?! WHAT THE HECK ?!

PAR PEUR DU JUGEMENT ! Oui, j’en ai peur.

Bah oui… parce que je n’étais pas une puriste trop cool moi, non ! non ! J’étais plutôt le genre à écouter des musiques qui chatouillent mon coeur, qui me font sentir quelque chose, qui me donnent envie de me dépasser. En gros, c’était quelque chose de purement émotionnel, rien de stylé, n’est-ce pas ?

Et bien j’avais tort ! En réalité, je crois l’essence de la musique c’est ça, faire ressentir des choses. Bien évidemment si l’on connait les origines, la vie et l’oeuvre de l’artiste c’est cool, mais ce n’est pas ce qui était vrai pour moi !

Aujourd’hui, j’assume fièrement que j’aime la musique UNIQUEMENT pour ce qu’elle suscite en nous et c’est son but ultime à mon sens.

C’est pourquoi, j’ai voulu partager avec vous les 5 chansons qui m’ont touché ces derniers mois afin que tu puisses aussi de ton côté vibrer !

Cet article est également l’occasion de partager avec vous des sons, artistes qui ont marqué vos vies, votre âme, TOUT ! N’hésitez pas à partager surtout !

1. Sampa The Great – Energy

Sampa The Great feat Nadeem Din-Gabisi – Energy

Sampa The Great est selon moi l’artiste qui m’a marqué cette année et plus particulièrement cette chanson qui m’a accompagné dans mes premiers pas vers mon « énergie féminine » surtout ici à Mayotte, car elle s’exprime très différement. Cette chanson rappelle nous amène dans des espaces très sensuels, féminins et « rooted » d’une façon tellement naturelle. Je ne pouvais que la partager avec vous et je vous invite également à découvrir l’univers de cette jeune artiste !

2. LOLO – I don’t wanna have to lie

LOLO – I don’t wanna have to lie

LOLO est la chanteuse que l’on écoute lorsque l’on est traversée par la mélancolie, la tristesse pure et que l’on souhaite avoir une compagnie pour passer ce moment. Elle ne nous accompagne pas pour nous remonter le moral, mais plutôt pour vivre les émotions humaines parfois très dures à traverser. Cette chanson, « I don’t wanna have to lie » m’a vraiment touchée, car nous avons souvent peur de parler de nos émotions et mettons des masques pour ne pas dire ce que nous ressentons, car nous avons peur du regard des autres alors que parfois nous sommes complètement détruits et avons besoin d’exprimer ces choses. LOLO nous accompagne à vivre cela et c’est en cela que je la trouve puissante !

3. Alicia Keys – Pawn it all

Alicia Keys – Pawn it all

Alicia ! Bien sûr ! Incontournable, je sais, mais à travers ce titre et cet album d’ailleurs, j’ai découvert quelque chose de très pur et puissant ! Cette chanson plus particulièrement m’a invité à trouver la force de « transcender la réalité » et oser se relever, se réinventer et croire encore que c’est possible ! « Pawn it all » est pour moi la chanson du courage portée par le divin que l’on retrouve grâce au côté « gospel » de ce titre.

4. Yemi Alade – Bum Bum

Yemi Alade – Bum Bum

Yemi Alade est une artiste que j’ai appris à apprécier, elle ne faisait pas vraiment des artistes que j’écoutais, mais je dois reconnaitre qu’elle a quelque chose que je respecte vraiment : MAN SHE IS BOLD ! C’est de l’énergie libre et j’aime beaucoup le fait qu’elle soit une femme qui assume complètement ses courbes, son corps, le maquillage elle y va à fond et on s’en fout ! On s’éclate ! C’est ce que j’aime le plus à travers ce titre, j’ai dû l’écouter en boucle pendant 2 mois ! T’es pas obligée de faire pareil, mais en cas de besoin de pep’s, cette chanson est terrible !

Gloria Gaynor – I am what I am

Gloria Gaynor – I am what I am

Un petit saut dans le temps pour cette chanson que je trouve tout simplement être un hymne à la liberté et à la vie : « life is not worth a damn until you can say I am what I am ». Franchement, c’est trop vrai ! Cette chanson est une véritable invitation à la célébration ! Elle donne envie d’oublier toutes les idées reçues, les bourrelets, les commentaires négatifs et juste se dire « fuck it ! I am great, je me célèbre »

Bonne écoute ! ❤

D.H

Maoré Folk : Eirini, quand la Grèce tombe sous le charme de Mayotte !

C’est dans son salon de thé préféré, Grains de sucre que je l’ai retrouvée pour échanger sur Mayotte, je suis partie à la découverte de cette femme grecque simple et gourmande 😉

D’où viens-tu ? Quelle est ton histoire ? 

Je viens de Grèce. J’ai étudié le droit en France et l’opportunité d’un premier emploi m’a amené à Mayotte après mes études.

Décris ce que tu aimes à propos de Mayotte ? 

La solidarité et l’entraide entre les gens.

Ce sont des choses en cours de disparition dans les pays où j’ai vécu (la Grèce, la France). Le manque de matérialisme fait que l’on se focalise sur les relations humaines et il y a un investissement collectif fort pour faire avancer l’île.

La meilleure plage de Mayotte ? 

Je n’ai pas encore trop fait le tour de toutes les plages même si ça fait 3 ans que je suis là (rires). Mais je trouve que toute les plages sont belles ! 

En fait, je trouve toutes les plages belles, mais en général j’y vais plus pour les amis, l’atmoshpère, le bruit des vagues. 

Après comme une bonne grecque qui aime la proximité et la facilité, je finis très souvent au Sakouli, surtout au O’lolo où j’adore prendre un petit déjeuner (rires) ! 

Ton plat préféré à Mayotte ?

M-A-T-A-B-A ! (rires)

Le meilleur « brochetti » de Mayotte ?

Je pense que je suis jamais déçue par MEVA de Majicavo !

Ton fruit de Mayotte préféré ? 

Le Jacques. On dirait des bonbons Haribo sans gélatine de porc !

Ton lieu pour préféré pour manger à Mayotte? 

J’ai un top 3 ! (rires)

1- Meilleur rapport qualité/prix : chez Ma 

2- Naïma pour l’amour porté dans les plats ! 

3- Graines de sésame parce que c’est minuscule, tu peux manger des plats avec des ingrédients locaux et j’ai surtout une préférence pour les salades ! 

Quel est ton endroit préféré à Mayotte ? Pourquoi ?

Le salon de thé Grains de sucre.

C’est peut être contradictoire avec le fait qu’il ne faille pas chercher le côté métropolitain. Mais j’aime beaucoup l’énergie que dégage ce lieu et mon côté grec me pousse souvent à aimer son côté « cozy ». 

En Grèce nous aimons beaucoup les cafés, c’est un moment pour parler pendant des heures et Grains de sucre me permet de retrouver un peu de Grèce à Mayotte !

Un souvenir que des amis doivent ramener avant de partir de Mayotte ? 

Profiter des relations humaines que Mayotte offre et la confiance entre les êtres humains. 

C’est une chose que l’on ne peut retrouver nulle part. 

Ton quartier/endroit préféré ? Pourquoi ? 

CAVANI ! Parce que je suis investie au niveau du basket, j’aime beaucoup les gens, je me sens accueillie, j’ai l’impression d’appartenir à quelque chose et j’aime beaucoup l’énergie que ça dégage. 

Un conseil pour une personne qui vient à Mayotte ?

Essayez de découvrir Mayotte sous l’angle local et pas sous l’angle métropolitain. 

On ne vient pas à Mayotte pour trouver le confort de la métropole, on risque de passer à côté des belles choses que Mayotte peut nous offrir. 

Toute l’originalité de Mayotte vient des gens d’ici et il ne faut pas chercher à instaurer son confort de métropole, on risque de passer à côté de beaucoup de choses !

Un dernier truc à partager ? 

Ne lisez surtout pas ce qui est écrit sur internet à propos de Mayotte !

Sur la route du taxi brousse à Madagascar

Il est 3h15 du matin, le taxi brousse qui nous mène vers Nosy Bé heurte un trou béant sur la route. Ma douce berceuse s’arrête et nous sommes dans l’obligation de descendre.
J’avoue qu’au départ, je ne suis pas friande, mais il semblerait que la roue soit touchée. Je me rends, je descends.
Une chanson de JB est en fond musical. Je sens la nostalgie me gagner.

Je regarde le ciel, un magnifique drap de voie lactée se dévoile à moi. Nous sommes au milieu de nulle part, je n’ai pas peur, au contraire. Je suis touchée par autant de beauté.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti l’apaisement qu’apporte le silence de la nature.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris le temps de regarder, de contempler le ciel et voir tout l’amour qu’il nous donne à chaque instant.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas osé me laisser aller. Il n’y avait plus de peur à ce moment là. Il n’y a que le moment. C’est tout.

Vous imaginez bien que la roue a été réparée et que ce spectacle de la vie a bien pris fin et heureusement !

Écrire depuis un espace vrai

Aujourd’hui je t’écris depuis un espace qui est loin de ce moment, mais je sais qu’il restera à jamais imprimé à l’intérieur de moi. J’ai été trop longtemps absente de moi-même et je sais que ça t’arrive souvent de ressentir ce vide béant que tu n’arrives plus à remplir. Cette absence a été ressentie et j’avais peur de l’exprimer, alors qu’il ne s’agissait qu’une part d’ombre en moi qui demandait de la lumière. Cette part d’ombre était une âme en peine, qui souhaitait avoir de la nourriture, des biens métaphysique dans sa vie. Tu sais, ces choses « immatériello-spirituelles » souvent spoliées par nous, les êtres humains.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit depuis un espace de vérité et c’est pour cela que je n’écrivais plus, que je ne partageais plus. En vrai, au fond du fond comme on dit dans un langage pas très correct, mais parfois plus adapté: je flippais grave !

Depuis que j’ai deménagé, la peur est omniprésente. Ce qui est tout à fait paradoxal alors que je suis chez moi. Oui, je vais oser me la jouer « je ne trouve pas ma place, je suis ni d’ici ni de là-bas ». Tu sais pourquoi ? Bah parce que c’est vrai ! Ce qui est vrai, réel n’est pas toujours spécial, je remarque bien souvent que ce sont des choses très basiques. Nous avons tendance à l’oublier dans cette course effrénée de notre société qui tend vers l’appauvrissement de notre âme, notre monde intérieur: notre seule vérité, notre véritable GPS dans le chaos.

Vivre son essence véritable

Ce moment unique dans ce taxi brousse m’a renvoyé à cela, à mon essence véritable, car pendant l’espace d’un instant, j’ai vécu. Je ne veux pas dire qu’il faut à présent vivre que des moments aussi intenses, aussi beaux, car je crois qu’il serait vain et naïf de le croire. Il s’agit plutôt ici de mettre les parts d’ombre en lumière à chaque fois que nous ne ressentons plus la jouissance. Il s’agit de ce mouvement de l’intérieur vers l’extérieur et non une tentative de vouloir anesthésier son esprit dans une quête de l’extérieur vers l’intérieur.

Vivre c’est accepter que la peur est en nous, nous ne sommes pas parfaits et c’est très bien. Cela apprend l’humilité et permet d’évoluer vers ce que nous sommes vraiment.

Cela nous apprend à être moins dur envers nous-même et d’oser ressentir l’amour dans les moments de solitude.

Je n’aurais jamais imaginé qu’un trajet en taxi brousse sur une route aussi mauvaise puisse m’éclairer sur des parts de moi-même. Comme quoi, la conscience de soi n’est pas toujours accessible à travers un tapis de méditation.

Pour celles et ceux qui veulent découvrir l’atmosphère du moment et découvrir Dr.JB, artiste malgache reconnu !

Avec beaucoup d’amour ❤

D.H

Ma perle du Kenya : LAMU !

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Cet article a été très difficile a écrire pour moi, car cet endroit me sera très difficile à détailler et expliquer. Je crois que ce lieu est vraiment à l’appréciation de chacun… Du coup, je me suis dit que j’allais sans doute vous rapporter les 3 choses qui ont rendu mon expérience inoubliable !

1- La maison d’Umra

Je ne savais pas que j’avais réservé la maison d’une philanthrope connue dans la région et je ne savais surtout pas que j’avais réservé la plus belle suite de la maison ! M’bon… mon voyage a bien commencé on va dire !

Je voulais un coin plutôt reculé et la maison d’Umra a su répondre à ce besoin. Elle se situe à Shela dans les dunes les plus hautes de l’île et il y règne un silence majestueux. La maison se compose d’une maison principale, de huttes et d’une école pour les enfants de Shela.

Il y a des animaux dans la maison (1 chien et deux chats) qui sont adorables et le petit déjeuner était inclus. Le déjeuner et le diner pouvaient être cuisinés par le personnel de la maison si besoin.

J’ai passé beaucoup de temps avec le propriétaire de la maison qui m’a fait visité la zone et m’a fait rencontré des personnes formidables. Parfois, le soir j’allais me balader dans les ruelles et je me sentais complètement en sécurité, c’est vraiment le point positif de cet endroit.

2- La ferme bio de Sumeia

Les expériences Airbnb ont eu une bonne réputation pendant ce voyage ! C’est grâce à ça que j’ai pu visiter la ferme bio de Sumeia !

C’est une ferme située à l’intérieur des terres de Shela au milieu de champs de cocotier et de sable blanc.

C’est une ferme qui a pour objectif de mettre en valeur les produits locaux comme le moringa, le loofah, diverses plantes médicinales et des épices. Les visites ont souvent lieu le dimanche et il faut s’y rendre assez tôt pour profiter au maximum.

J’ai beaucoup aimé cette visite, car c’était l’occasion de découvrir une activité portée par des femmes locales et de voir comment les produits sont réalisés. Cette activité permet à 23 personnes d’avoir une activité économique continue et j’ai trouvé ça honorable surtout que tous les produits sont réalisés à la main.

Lorsque la visite arrive à sa fin, on a droit à une dégustation et j’ai pu goûter un pesto de tomate et des feuilles de moringa sautées à l’ail. En complément de ce petit plat j’ai pu boire un thé au « tapakizi » (plante médicinale locale).

Cette journée a été une des plus reposantes et enrichissante, car j’ai amélioré mes connaissances des plantes médicinales et des épices.

3- Se laisser porter par l’énergie Lamu

Lorsque l’on est à Lamu, le plus important est de se laisser porter, c’est ce qui permet une connexion forte à cet endroit.

Vraiment. Prendre le temps de ressentir l’énergie presque cosmique du lieu est une activité en soi. On peut marcher pendant des heures au bord de la mer et regarder les dunes de sable nous raconter son histoire.

On peut se lever tôt le matin pour méditer et remercier pour le moment que l’on expérimente. On peut également prendre le temps de parler aux gens. En effet, comme il n’y a pas de voiture et que l’on est obligé de croiser le regard de l’autre, au bout de quelques jours, un lien se crée et parler aux gens devient une activité à part entière. On ne s’en rend pas toujours compte, mais dans la vie quotidienne, nous oublions souvent de prendre le temps de regarder les gens, de parler, d’échanger, ça nous fait du bien et ça nous ancre !

Ensuite, on peut prendre un bateau pour visiter la mangrove au coucher du soleil, c’est une experience inoubliable.

Ce qu’il faut retenir de ce voyage à Lamu

Apprendre à apprécier le moment et vivre sur un rythme plus lent. Pour la boule d’énergie que je suis, il n’y a pas de meilleure leçon 😉

AVEC BEAUCOUP D’AMOUR

D.H

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Quand un street food tour change ta vision de Mombasa !

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Je l’ai déjà dit dans ma vidéo, mais Mombasa a été la ville que j’ai le moins aimé pendant mon voyage au Kenya, mais je crois que cela est dû à une mauvaise expérience avec mon Airbnb et un taxi.

Cependant ! Cependant ! La nourriture m’a encore sauvée de cette malheureuse expérience grâce à un street food et la visite des ruelles colorées de Mombasa !

Je vous recommande de tester ce street food tour en compagnie de Waniala qui offre des expériences sur Airbnb ! J’ai réalisé cette expérience le jour de Noël, c’était une façon originale de le célébrer et je ne regrette pas !

Le Tour démarre dans le centre de Mombasa au « Tusks Monument » et s’est achevé sur la baie de Mama Ngina qui venait d’être inaugurée récemment !

Qu’est-ce que j’ai mangé pendant ce street food tour ?

Beaucoup de bonne choses !

Tout d’abord, si vous êtes végétarien(ne) comme moi (lacto-ovo vegetarien), ce tour est adapté pour vous, par contre pour les vegans… c’est un peu limite, mais vous pourrez toujours apprécier le moment.

Comme c’était Noël, Waniala m’a dit que beaucoup d’endroits étaient fermés, mais j’ai trouvé que c’était plutôt bien fourni et je me suis régalée !

Nous avons commencé par manger un snack swahili qui s’appelle « Viazi Karai » qui ressemble à des beignets de pomme de terre aux épices : C’était bien évidemment très bon !

Ensuite nous avons goûté des Bhajiya qui sont des beignets inspirés de la cuisine indienne, puis nous avons goûté une bouillie de maïs et des « Kaimati ». Le Kaimati est un petit gâteau sucré, il se rapproche beaucoup de « goulas » mahorais avec beaucoup plus de sucre ! C’est très calorique, mais très bon !

Viazi Karai

Au fil des ruelles, je découvre que la nourriture de Mombasa a beaucoup d’influence de l’Inde et d’Oman. Ce n’est pas très surprenant au regard de l’histoire de la zone, mais j’étais tout de même étonnée par une influence aussi forte. On retrouve aussi beaucoup de kebab le long des ruelles et des cafés.

Waniala, me fait tourner dans de nombreuses ruelles et m’amène dans la ruelle la plus importante de la ville, Bishara Street. Malheureusement, la ruelle était moins bruyante que d’habitude, mais on retrouve encore quelques boutiques ouvertes. Après avoir visité Bishara Street, Waniala nous arrête à l’intersection d’une rue pour siroter de l’eau de coco fraîche.

Pendant cet arrêt, j’observe le fonctionnement des Matatus (bus local) et je remarque qu’à Mombasa et eu Kenya de façon générale, tout est une question de signe. Dès qu’un Matatu croise mon regarder, il s’arrête en pensant que je veux monter avec lui ! ^^ J’ai trouvé cette anecdote très drôle et Waniala m’a expliqué qu’il ne fallait pas les regarder dans les yeux, car cela veut dire que l’on souhaite monter avec eux !

Après cette halte coco, nous nous rendons dans un parc pas très loin du centre et nous arrêtons pour siroter un peu de jus de canne à sucre ! Enfin, nous nous sommes rendus sur la baie de Mama Ngina pour déguster des chips de manioc tout chaud avec du « pili pili » (équivalent du piment).

La baie de Mama Ngina est un lieu très reposant et vivant, on y trouve de nombreux lieux où s’asseoir et apprécier la douce brise de l’Océan Indien.

Pourquoi j’ai adoré ce street food tour ?

  • Je l’ai adoré parce que c’est une belle façon de visiter la ville et de lier ce que j’adore : LA BOUFFE !
  • Une bonne façon de contribuer directement à l’économie locale. Waniala paye directement les personnes qui nous fournissent la nourriture.
  • C’est l’occasion d’être avec un local et de poser les questions auxquelles personne ne pourra vous répondre !

Si toi aussi tu souhaites réserver cette expérience un jour avec Waniala à Mombasa, tu peux la trouver ICI. 🙂

AVEC BEAUCOUP D’AMOUR

D.H

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Le jour où je suis allée à Nairobi !

Je tiens tout d’abord à rappeler que ce voyage était uniquement un appel du coeur ! En réalité j’étais déjà passée au Kenya en escale et quelque chose m’intriguait… J’me suis dit pourquoi pas !

Que dire ? Que faire ? Où aller ?

J’ai commencé ce voyage par la capitale : N-A-I-R-O-B-I !

Je pourrais vous donner les liste des choses à faire etc.. Sauf que je ne trouve pas ça très intéressant et il y a des millions de sites qui le feront bien mieux que moi. Alors, comment on découvre Nairobi version The Patchwork Life ? Ben je vais vous mettre en lumière mon expérience et ce que j’ai beaucoup beaucoup beaucoup genre BEAUCOUP aimé !

LES GENS

Au départ, j’avais un peu l’impression d’être prise pour une folle. Les gens avaient un peu de mal à comprendre mon voyage et à me situer je pense (je ressemble à une Kenyane qui parle anglais avec un accent français, c’est très WTF !). Après de nombreuses explications, les gens se sont ouverts et les kenyan que j’ai rencontré étaient incroyables !

Ce sont des personnes très directes et c’est une chose que j’ai apprécié, au moins on ne perd pas son temps. C’est un peu déconcertant si vous venez d’un espace plus consensuel, mais ici c’est plutôt cool et dans les échanges que j’ai pu avoir, les gens attendent la même chose. C’est très agréable et ils deviennent souvent assez familier rapidement !

Pendant ce voyage, j’ai pu apprendre quelques mots en swahili et vous pourrez les utiliser si vous le voulez:

  • « Asante » qui veut dire merci
  • « Hakuna Matata »/ « Hakuna shida » qui veut dire pas de problème
  • « Sawa sawa » qui veut dire ok, d’accord
  • Mon préféré « Kidogo » qui veut dire « un peu ».

MES LIEUX FAVORIS

1- Kuona Art Center

L’adresse du Kuona Art Centre : Dennis Pritt Road, Nairobi Kenya

Un dimanche après-midi sur la recommandation de mon hôte, je me rends dans ce collectif d’artistes. Je n’étais pas sûre de trouver un artiste…Et pourtant si ! J’ai rencontré Longinos Nagila avec qui j’ai parlé longuement sur sa vision de l’Afrique, son art et Mayotte surtout ! C’était assez marrant, car il trouvait Mayotte très surprenante. Je crois que j’ai réalisé en échangeant avec lui à quel point Mayotte pouvait être perçu comme un ovni et c’était plutôt cool !

J’ai adoré ce lieu, car je le trouve très reposant et c’est un bon moyen de découvrir des artistes locaux !

2- National Museum

C’est un lieu phare et un point touristique, c’est vrai. Cependant, c’est toujours un début surtout lorsque c’est la première fois que l’on se rend au Kenya. Je trouve d’ailleurs que pour un musée ouvert au grand public, il y a quelques éléments provocateurs, notamment par rapport à l’histoire du Kenya. J’ai eu la chance d’être accompagnée d’un guide qui a pu me donner des détails concernant les différentes « tribus » kenyanes. Il m’a également raconté sa rencontre avec le président Obama, il paraît qu’il est aussi charismatique qu’à la télé ! C’est toujours bon à savoir ! ^^

3- Le Parc National

Des rhinocéros ! Des zèbres ! Des autruches ! Voilà ce qui nous attends dans le parc national ! J’ai volontairement refusé de faire un grand safari, car ce n’était pas vraiment le but de ce voyage… Mais j’ai visité le parc national dans sa version courte et c’est un bon moyen de voir des hyènes et d’autres animaux. C’était quand même assez impressionnant de les voir en vrai et ça m’a beaucoup plus, donc je recommande ce lieu surtout si on ne passe pas beaucoup de temps à Nairobi. Le parc est d’ailleurs à côté du quartier de Karen qui vaut le coup d’être visité pour mieux comprendre la construction sociale et spatiale de Nairobi.


Manger Veggie à Nairobi

Manger en étant végétarien pourrait sembler être une contrainte surtout en Afrique, sauf que ce n’était pas du tout le cas, bien au contraire !

J’ai trouvé des fruits et des légumes de saison frais ! HALLELUJAH et comme j’étais en Airbnb, j’ai pu cuisiner pour moi-même. Concernant les restaurants, c’était tout aussi simple. Nairobi est une ville cosmopolite et elle propose une cuisine internationale, donc j’ai pu me restaurer dans des lieux divers et variés. Comme l’Alchemist Bar au Mama Rocks qui font un très bon burger végétarien à l’avocat ou encore à l’Aga Khan Market où j’ai pu déguster un très bon Ugali, un plat traditionnel kenyan et répandu en Afrique de l’Est. Pour les non-végétariens, vous pouvez manger ce plat accompagné de « Nyama Choma » (viande grillée). Enfin, il est possible de trouver des jus frais et fait maison quasiment partout, je me suis régalée !

Où dormir ? Comment se déplacer ?

C’était un solo travel, j’ai préféré opté pour un Airbnb chez l’habitant. J’ai habité dans un bloc d’appartement qui s’appelait « Kugeria Flats » situé à Ndong Avenue. Mon hôte, Robert et Mutheu étaient très sympathique. J’ai partagé de nombreux diner avec Robert qui m’a raconté comment Nairobi s’était développé et les changements qui ont eu lieu dans la ville. L’appartement était très agréable, car il avait de nombreuses oeuvres d’un artiste reconnu à Nairobi, Michael Soi.

Pendant ce voyage, j’ai utilisé 3 façons de me déplacer :

  • Marcher : c’est l’option qui permet de voir le plus de choses, c’est la plus éco-friendly et le plus économique (c’est gratuit) cependant à partir de certaines heures et par rapport à certains quartiers, ce n’est pas ce qu’il y a de plus « safe ». Avant de vous déplacer à pied, prenez soin de demander l’avis à des locaux et des personnes en qui vous avez confiance.
  • Matatu : les « Matatus » sont des bus hyper méga colorés de Nairobi, ils permettent de se rendre dans différents endroits de la ville, sauf qu’il vaut mieux y aller avec un un local pour éviter de se faire avoir au niveau des prix et surtout être sûr(e) de prendre la bonne direction ! Cette option ne vous coûtera normalement jamais plus de 50 KES soit 0,50€.
  • Uber : Cette option est la plus safe surtout pour se déplacer le soir, cependant, elle est contraignante, car vous pourrez être bloqué(e)s dans les embouteillages et ne pas voir la ville. J’ai dû l’utiliser de nombreuses fois, car c’était plus pratique surtout le soir ! Le coût des Uber est bas par rapport à d’autres villes, mais les prix restent tout de même élevés par rapport à l’offre des transports de la capitale ! Le coût est en général compris entre 200 KES et 1000 KES soit 1,80€ et 9€.

En Bref… C’était comment Nairobi ?

J’ai beaucoup aimé cette ville pour l’offre cosmopolite (nourriture, personnes, activités etc.) qu’elle propose et la facilité de déplacement que propose la ville. Cependant, c’est une ville très polluée et il y fait froid quand même ! Ce sont les deux éléments qui m’ont un peu fait grincé des dents, sinon dans l’ensemble c’était Sawa Sawa !

J’ai quelques contacts (guide notamment) que je pourrais vous recommander, pour des raisons de confidentialité, je ne les ai pas mis en ligne, mais vous pouvez me contacter et je vous les enverrai avec beaucoup de plaisir !

KISS KISS !

D.H

Tenir ses résolutions pour 2020 !

Cette année, c’est la bonne, tu vas tenir tes résolutions !

Je sais que chaque année, on se lance dans des nouvelles résolutions et on a du mal à les tenir dès la 2ème semaine…Y’all know what I am talking about ! 😉

Chaque année on se persuade que c’est bon cette fois c’est la bonne, on va rien lâcher, mais il y a une force plus forte qui gagne bien trop souvent !

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Se fixer des résolutions c’est bien mais des intentions concrètes c’est encore mieux !

En fait, le gros problème c’est que bien souvent nous voulons poser des résolutions sans vraiment savoir pourquoi. On dirait que c’est une mode et on se sent obligé d’avoir des résolutions. Je reste persuadée qu’il y a des années où nous n’en avons pas besoin et d’autres années, il y a la nécessité d’évoluer, donc d’avoir des objectifs et des résolutions.

Par exemple, l’année dernière, pour la première fois, je n’ai pas posé de résolution ni d’intention, car ce n’était pas ce que je sentais être juste. C’était une année pour se laisser vivre et être dans l’accueil plus qu’autre chose. Est-ce que c’était ton cas ?

Toujours est-il que le vrai problème des résolutions à mon avis et qu’ils sont souvent sans intention concrète. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Supposons qu’en 2020, tu souhaites être plus actif/active. Alors, il faut se demander pourquoi tu veux ça, qu’est-ce que être actif/active représente pour toi et surtout par rapport à ce que tu fais déjà aujourd’hui, est-ce vraiment nécéssaire ? As-tu besoin de faire plus de sport ou as-tu besoin d’être plus actif/active socialement ?

Cette façon de procéder permettra d’avoir des objectifs et des résolutions tangibles à réaliser. Cette action aura pour conséquence d’apporter plus de satisfaction, car tu pourras le mesurer au quotidien et il n’y a rien de plus encourageant que ça ! J’ai testé et c’est pas mal ! Si tu veux tester aussi, voici un template (ci-dessous) que tu peux utiliser pour réaliser tes résolutions pour cette nouvelle année.

La reflexion sur le passé pour mieux vivre le présent

En réalité, nous l’oublions, mais nous démarrons une nouvelle décennie. Avant de poser ces nouvelles résolutions pour 2020, je nous invite à réfléchir sur ce que nous avons réalisé lors de la dernière décennie, ça nous renvoie en 2010 ! Où étions-nous ? Que ressentions-nous ? Est-ce le fait de repenser à ces moments nous donnent de la joie ? Quels expériences souhaiterions-nous répéter encore lors de cette prochaine décennie ?

S’il y a des choses que nous regrettons et dont nous sommes peu fièr(e)s, il conviendra de se donner beaucoup d’amour et d’empathie. Si nous nous remémorons des évènements plaisants, alors il s’agira de manifester une profonde gratitude envers la vie de nous avoir permis d’expérimenter ces évènements.

Dès que ce travail est réalisé, il est possible maintenant de poser vos intentions et résolutions concrètes pour cette nouvelle année !

Bon courage et encore une belle et heureuse année 2020 !

AVEC BEAUCOUP D’AMOUR

D.H

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Une thérapie Patchwork : le mur à idées !

Une méditation active à travers un mur

Je m’en souviens encore comme si c’était hier, j’étais dans mon appartement en Espagne. Un matin, après un rêve intense, je reçois cette information directe de mon intuition : « va acheter une toile cirée et des feutres que tu colleras sur ton mur et tu y jetteras tes pensées ! ».

A cette époque, je n’avais pas encore conscience de ce qui se passait, mais je commençais à tâtonner ce que j’appelle « le monde invisible, le monde intérieur ».

Dès mon réveil, je m’habille et me rend en ville pour trouver une toile cirée et des feutres pour écrire. J’étais si pleine d’enthousiasme et de passion à l’idée de commencer ce projet, les vendeurs pensaient que j’étais illuminé, j’ai eu droit à des « Nena ! pero que esta pasando ? » Je ne prenais même pas le temps de répondre et m’empressait de courir chez pour installer cette fameuse toile.

Après l’avoir installé, j’étais prise d’une forte émotion à l’intérieur de moi, si mes souvenirs sont bons, le premier mot que j’avais jeté sur la toile était « Pandore ». Pendant très longtemps il était seul, car j’avais peur de la toile blanche, j’avais peur d’exprimer ces choses à l’intérieur de moi et pourtant, je sentais que ce projet allait me guérir.

Découvrir l’intensité et apprendre à aimer

Alors, j’ai accepté et je me souviens avoir dit que je lâchais tout et que je voulais créer.

C’était devenu obsessionnel ! J’écrivais sans arrêt, liait les idées entre elles, parfois non, elles venaient parfois de façon frénétique, mes pensées étaient toujours plus rapides, de plus en plus rapides jusqu’à me mener à l’épuisement à l’aube du matin. Il m’arrivait de ne plus sortir, de pleurer, de rire, de me mettre en colère face à ce mur, j’étais face à mes émotions, mes pensées, mes rancoeurs, mes peurs, tout se mélangeait.  J’AIMAIS ça ! Oui j’aimais ça !

C’était INTENSE et je vivais dans le présent !

A la fin, quand j’avais terminé mon œuvre, je me souviens que les derniers mots s’écoulaient très lentement, comme quand on essaye de récupérer les dernières gouttes de notre jus préféré de son récipient.

J’ai savouré ces dernières gouttes, je sentais l’odeur de l’encre pour la dernière fois, j’écoutais le bruit de l’encre caresser gentiment la toile cirée, puis comme un souffle j’écrivais la leçon que cette toile voulait me dire : j’avais peur de donner. Alors elle m’a appris cette chose essentielle qui m’a guidé pour la suite :

« Ne donne pas uniquement aux personne qui le méritent, donne et tu verras »

Alors, c’est ce que j’ai fait après ce travail, ce n’est pas facile, car on pourrait penser que donner signifie uniquement offrir quelque chose à quelqu’un. C’est plus complexe.

Il s’agit aussi de s’offrir des choses à soi-même, de se donner de l’amour avant de donner aux autres.

Donner c’est aussi apprendre à se connaître pour offrir ce que l’on sait faire de mieux aux autres afin de se mettre à leur service, sans effort, mais en utilisant ce que nous sommes, ce que nous avons de meilleur en nous.

Cette année-là en 2015, j’ai commencé le processus de retour à moi-même et j’ai découvert que j’avais assez d’amour dans mon cœur pour accueillir cet immense cadeau qu’est la vie.

OK Djem, mais en pratique ça donne quoi ?!

En pratique ces notions qui nous semblent si abstraites et sont pourtant possible en découvrant notre authenticité comme je l’ai expliqué dans mon dernier article.

En pratique, ça veut dire que l’on commence à s’observer et voir les choses où ne sommes pas en amour avec nous-mêmes, ça peut être offrir un bonbon à notre collègue qui passe une dure journée, ça peut être donner quelque chose à un SDF que l’on rencontre, ça peut être devenir moins exigeant avec soi-même… il y a plusieurs façons de faire et certaines d’entre elles nous sont propres, le plus important est de le faire avec sincérité et sans rien attendre en retour. Faire et laisser le temps transformer vos actions, c’est ainsi que l’on travaille avec l’univers.

J’ai découvert aujourd’hui par accident que c’était une thérapie que j’avais fait, sur le moment je ne réalisais pas vraiment. J’ai pensé que ça serait quand même assez cool de partager ça avec toi, si tu souhaites aussi le faire depuis chez toi.

C’est un processus intense, mais très libérateur.

Je le recommande pour :

  • Des personnes très créatives
  • Des personnes qui ont du mal à exprimer leurs émotions et les contrôle
  • Des personnes qui souhaitent se libérer d’une chose qu’ils n’arrivent pas à verbaliser
  • Des personnes qui réfléchissent beaucoup et qui souhaitent avoir une photographie du fonctionnement de leur esprit
  • Des personnes qui souhaitent comprendre comment ils font le lien entre leurs idées

Les objets à acheter :

  • une toile cirée blanche d’1m, 1m50
  • du scotch ou des clous pour accrocher votre mur contre le mur (blagounette 😉 )
  • des feutres permanents de votre choix

Il ne vous reste plus qu’à ressentir ce que vous avez à l’intérieur de vous et de laisser aller ! 🙂

Bonne exploration !

D.H